Le plus vieux parachutiste au monde ? Une femme de 102 ans !

Le dimanche 9 décembre 2018, Irene O’Shea, une Australienne de 102 ans et 194 jours, a battu le record du monde de la personne la plus âgée ayant sauté en parachute. Un exploit incroyable qui ne doit rien au hasard et que l’on vous raconte ici pour vous prouver qu’il n’y a pas d’âge limite pour faire le grand plongeon.

Les conditions de son saut en parachute

Irene O’Shea est une récidiviste. C’est la troisième fois qu’elle effectue un saut en tandem, et son premier saut a eu lieu alors qu’elle avait déjà 100 ans. L’année dernière, elle avait déjà renouvelé l’exploit en sautant à l’âge de 101 ans. Mais cette fois-ci, l’affaire était encore plus sérieuse. Il s’agissait de battre le record du monde jusque-là détenu par Kenny Meyer, un Américain âgé de 102 ans et 172 jours.

Irene s’est donc présentée sur la drop zone de Langhorne Creek, près d’Adélaïde, au sud de l’Australie, où officie l’entreprise de parachutisme SA Skydiving en ce début décembre. Son moniteur attitré (il avait déjà accompagné Irene lors de son dernier saut), Jed Smith, âgé lui de 24 ans, l’attendait pour le décollage. Après s’être équipés d’un parachute biplace, les 2 acolytes ont embarqué dans l’avion qui les a menés à 4000 m d’altitude.  L’opération de largage s’est déroulée au-dessus de la région du Lac Alexandrina, du Coorong et de la bouche de Murray. Les parachutistes ont évolué en chute libre durant quelques dizaines de secondes avant que Jim n’ouvre le parachute.

L’atterrissage s’est très bien passé. Les petits-enfants et arrière-petits-enfants de la centenaire l’attendaient sur le tarmac pour la féliciter.

Pourquoi a-t-elle sauté ?

Est-ce pour devenir célèbre ? Pas vraiment. Est-ce par passion pour les sports extrêmes ? Peut-être bien, car Irene aime aussi les voitures de sport et la conduite sportive. Mais il y a une autre raison, bien plus profonde celle-là, pour laquelle Irene a sauté.

Sa fille Shelagh est en effet morte à 67 ans (il y a 10 ans) d’une maladie neuro-dégénérative (dans la même catégorie que celle de Parkinson et d’Alzheimer) appelée ALS ou maladie de Lou Gehrig. Irene a voulu non seulement lui rendre hommage, mais surtout récolter des fonds pour une association luttant contre cette maladie : la Motor Neurone Disease Association of South Australia. Elle espère grâce à son saut obtenir 10 000 dollars australiens, ce qui correspond à environ 6 000 euros.

Preuve supplémentaire qu’elle ne recherche pas la célébrité : elle n’a pas demandé que son record soit enregistré. Le Guinness Book des Records ne publiera donc jamais son nom. Mais grâce à la superbe vidéo tournée lors de son saut, elle restera pour tout le monde la détentrice du record. Jusqu’à ce que ce dernier soit battu.

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