Saut en Parachute : le Tandem
Le blog des passionnés de parachutisme

Le saut en parachute : déroulement et sensations

Il est conseillé pour un premier saut en parachute de se lancer en tandem avec un moniteur agréé. Sachez que la France est le pays qui a le plus haut degré d’exigence sur la formation de l’accompagnateur et sur la sécurité de cette activité. Ainsi, même si le risque zéro n’existe pas, le parachutisme français compte moins d’accidents que d’autres sports tels que l’équitation ou le ski. Cependant, nous savons par expérience que les nouveaux candidats sont toujours plus rassurés lorsqu’ils savent précisément ce qui va se passer.

Quelles sont les différentes étapes lorsqu’on saute en parachute ? Que ressent-on en chute libre ? De la préparation à l’atterrissage, vous trouverez sur cette page toutes les informations nécessaires.

saut en parachute au-dessus de la mer

La préparation d’un saut en parachute

Au préalable, les parachutistes doivent remplir certaines conditions physiques et obtenir un certificat médical attestant de la non contre indication à la pratique de ce sport. Ils doivent également venir à l’aérodrome avec une tenue adaptée car il fait bien plus froid en altitude qu’au sol, même durant la saison estivale.

Sur le lieu de décollage, ils sont briefés par les moniteurs à propos des consignes de sécurité, puis ils s’équipent du matériel nécessaire : combinaison, casque, lunettes, altimètre afin de connaître la distance qui vous sépare du sol à chaque instant. Le pilote de l’avion seul décide du moment où il pourra décoller. Tout dépend des conditions météorologiques et il faut prévoir une marge d’une demi-journée pour son saut au cas où. En effet, tout saut est proscrit dès que le vent souffle à plus de 40 km/h, que les nuages sont trop bas (il faut pouvoir être en mesure de prendre des repères au sol lors du largage), ou qu’il pleut, tout simplement.

Enfin, les parachutistes embarquent dans l’aéronef, souvent assis serrés les uns à côté des autres sur une banquette ou en face à face les jambes en alternance. L’avion décolle et effectue une trajectoire en cercle tout en s’élevant de façon à ce que les parachutistes atterrissent à proximité du lieu de décollage. Il faut environ quinze minutes de vol avant que l’appareil n’atteigne l’altitude de 4000 m nécessaire aux sauts.

saut en tandem avec un moniteur

La chute libre et le vol sous voile : sensations

On ouvre tout d’abord la porte de l’avion. Ainsi, les personnes ne sautant pas ne peuvent accompagner le tandem ou les autres parachutistes, et toutes les personnes à bord doivent obligatoirement être munies d’un parachute. Les parachutistes sautent les uns après les autres avec un délai de quelques secondes entre chaque saut de façon à laisser une distance d’au moins 300 m entre chaque personne pour des raisons de sécurité. Si vous avez prévu de filmer le saut (beaucoup de sociétés proposent des vidéos de votre premier saut), le cameraman sautera après vous et vous rejoindra ensuite.

Lors de la chute libre, il n’y a aucune sensation de vertige, car il faudrait pour que cela ait lieu que les pieds soient en contact avec une surface elle-même liée au sol. Tout au plus peut-on ressentir une montée d’adrénaline au moment de sauter de la carlingue de l’avion. De plus, comme il n’y a pas de référentiel, on n’a pas vraiment l’impression de tomber ou de se déplacer, mais plutôt de flotter dans l’air. En réalité cependant, une première phase d’accélération intervient durant les quelques secondes suivant le saut, puis la vitesse du corps se stabilise à environ 200 km/h. Ainsi, tous les cris sont étouffés à cause du vent, et il est impossible de se parler en chute libre. Le bruit est équivalent à celui entendu lorsqu’on ouvre les vitres d’une voiture sur l’autoroute. Il est donc tout à fait supportable.

Le moniteur ouvre le parachute à environ 1500 m d’altitude après 30 à 60 secondes de chute libre. On se retrouve alors en position verticale, sous voile, avec l’impression de remonter brusquement (mais ce n’est qu’une impression) entouré d’un calme olympien en comparaison avec la phase précédente. Il est alors possible de se parler car la vitesse de chute n’est plus que de 14 km/h et il faut encore cinq bonnes minutes avant de toucher à nouveau le sol.

chute libre en tandem

L’atterrissage

Le moniteur dirige le parachute en actionnant deux poignées de commandes qui lui permettent d’effectuer une manoeuvre d’arrondi et de ne pas s’éloigner du lieu prévu pour l’atterrissage. Ce dernier se déroule généralement en douceur. Tout le monde reste debout en faisant quelques pas pour accompagner le contact avec le sol.

Il s’agit ensuite pour le parachutiste de ramasser son matériel et de l’amener dans la zone de pliage à proximité. Souvent, l’euphorie l’emporte chez les débutants qui veulent recommencer très vite.

Après le premier saut

Il est possible avec l’expérience de sauter à partir de tout type d’aéronef : avion, zeppelin… D’ailleurs, le premier saut en parachute de l’Histoire l’a été depuis une montgolfière par Garnerin en 1797.

Si on veut approfondir la discipline et sauter plus régulièrement et en solo, la PAC (Progression Accompagnée en Chute) est recommandée. Il s’agit d’une méthode permettant de devenir autonome en chute libre, de maîtriser sa position dans les airs, de savoir déclencher puis contrôler son parachute dans les meilleurs conditions.

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